Ce que nous pouvons faire pour vous :

Nos cœurs de métier particuliers :

  • Analyse et synthèse territoriales
  • Synthèse des options fiscales
  • Banking et synthèse des risques pour les transferts de fonds
  • Recherche de partenaires
  • Création et management de l’équipe-projet chargée de l’implantation
  • Livraison structures clés en mains
  • Création de la communication Russe (Corporate, commerciale, produits)
  • Vérification et mise à niveau éventuelle de votre communication Russe existante

Ainsi bien sûr que les « classiques » :

  • Enregistrement de sociétés
  • Recherche de locaux
  • Assistance au recrutement
  • Accueil des expatriés

La Russie étant le plus vaste pays du monde, nous n’aurions pas la prétention de couvrir de manière exhaustive tout le territoire. Nous travaillons directement sur les districts Centre (Moscou), Komis, Volga, Ural et Sibérie. Nous travaillons avec des partenaires locaux pour les autres districts.

Ceux qui ne sont pas familiers avec les découpages territoriaux Russes pourront consulter l’article de synthèse de Wikipedia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Districts_fédéraux_de_Russie

 

REPERES :

S’implanter en Russie en créant une structure sur place n’est pas aussi compliqué qu’il n’y paraît, ni aussi onéreux que ne le facturent certains cabinets occidentaux implantés en Russie. Il en est de même pour le fonctionnement. On s’aperçoit que dans le cadre d’une PME les vrais coûts ruses sont d’à peine le tiers de ce qui est payé par les européens mal conseillés.

Certes, créer un JV imposant avec des partenaires multiples et des articulations complexes est une opération lourde et demande du temps ainsi que de nombreux intervenants. En revanche enregistrer et faire démarrer une structure moyenne se fait assez aisément dès lors que l’on accepte le fonctionnement de l’administration Russe. Celle-ci est d’un fonctionnement bien plus souple et clair qu’en Chine ou en Inde, pourrait-on dire en consolation.

Ceci dit, le système Russe n’a pas 30 ans, alors qu’en Europe certains fonctionnements sont carrément dans l’inconscient collectif. 

 

Pour un Européen, quelles sont les principales « surprises », bonnes et mauvaises ?

  • Bureaucratie : On est loin de l’évolution française qui veut voir en l’Administration un rôle de facilitateur. Par définition l’administré est un fauteur de trouble… Donc, ésotérisme, redondances et hyperméticulosité sont de règle. Et comme le système est soviétique à la base mais en réforme désordonnée, les obligations de produire des originaux apostillés voisinent avec le e-fonctionnement. Cela a un coût car facteur de délais et pertes de temps.
  • Fiscalité : Elle oscille entre des directives qui cherchent à faire rentrer le plus d’argent possible et des contribuables qui considèrent l’ « optimisation fiscale » comme une religion. Les étrangers sont donc bien considérés a priori, mais le fisc cherchera toujours à consolider les résultats en Russie avec les résultats hors Russie. D’où une certaine anticipation sur les futurs échanges avec la maison-mère ou les associés. Certaines opérations comptables sont parfois difficiles à faire valider par le fisc, comme les provisions pour risque, les charges constatées d’avance, etc… La culture Russe, comme la langue, n’a pas la notion d’intentionnalité conditionnelle. Idem pour les amortissements. Bref, un chef d’entreprise Russe considère comme « impôt » tout ce qu’il paye à l’Etat, sans vraiment ventiler. Les comptables ont donc aussi cette culture… Il faudra lors de l’enregistrement avoir bien choisi son fonctionnement fiscal, car il est compliqué de changer a postériori
  • TVA : Son fonctionnement est très différent de celui de l’UE. La plus grosse différence concerne les importateurs : La TVA payée aux douanes n’est pas sur le même compte que la TVA payée au fisc non-douanier. Il est quasi-impossible de faire une péréquation, ce qui peut mettre la trésorerie en difficulté. Autre désagrément, toute somme facturée à l’étranger entraîne le paiement de la TVA. Ceci pénalise les paiements de royalties, licences, et autres. Enfin, un compte TVA créditeur entraîne très vite un contrôle fiscal…

  • I.R. : L’impot sur le revenu est de 13% et retenu à la source, quel qu’il soit y compris sur les plus-values. Il y a même la possibilité de payer deux fois moins en créant son Entreprise Individuelle avec un revenu annuel allant jusqu’à environ $ 2 millions. C’est un montage pratique pour ceux qui s’expatrient en Russie pour plusieurs années.

  • Social : C’est une des bonnes surprises de la Russie pour l’entrepreneur. Stabilité, faible coût, respect de l’outil de travail, pas de mouvements de grève, licenciements et recrutements aisés : Ce n’est peut-être pas un modèle social en vision salariée mais cela fonctionne.

  • R.H. : Les DRH n’existent pas, on les appelle encore Direction du Personnel. Le fonctionnement humain de l’entreprise est quasi-inexistant et tout est basé sur la relation hiérarchique. En vision occidentale les trois principaux inconvénients en entreprise sont la difficulté à déléguer, l’absence d’initiatives des salariés et surtout l’absence d’intermédiaires entre les cadres et les opérateurs : On ne trouve pas de niveau similaire à celui d’agent de maîtrise.

  • Offre territoriale : Elle n’est pas structurée avec des zones d’implantation aménagées et prêtes à recevoir les entreprises. Ces zones sont souvent créées par les entrepreneurs eux-mêmes. Ceci, ajouté aux délais très longs pour avoir l’autorisation d’ouvrir un établissement, rend souvent impossible certaines formes d’implantations comme par exemple chercher un local neuf en Z.I. ou acheter un terrain viabilisé sur lequel on va construire. Les Russes n’hésitent pas à construire du neuf mais dans un grand bâtiment délabré qui a encore ses autorisations d’exploitation.

  • Appuis territoriaux : Structurellement et concrètement, il ne faut rien attendre des collectivités à part des discours d’amitiés. Bien évidemment, un gros investisseur potentiel bénéficiera d’un appui en fonction de son apport, mais une PME n’aura pas d’aide significative.

  • Salaires : L’écart entre la base et les actionnaires est énorme. Les chefs d’entreprises Russes apprécient peu les entreprises étrangères car elles surpayent les salariés et faussent les recrutements. Ils n’ont pas tort car in fine les salaires fixes hors norme n’attirent pas obligatoirement les meilleurs salariés.
  • Douanes : Les douanes Russes sont très compétentes, ont des bases données plus précises et exhaustives que les douanes Européennes et ont pour mission de faire rentrer de l’argent. De plus, elles sont méticuleuses… Il faut donc être très discipliné et rigoureux.
  • Banques : Les grandes banques russes sont fiables mais la notion de service client est souvent absente. Premier point important : Les entrées et sorties internationales de fonds passent par des banques correspondantes situées à l’étranger. Si ce correspondant a eu des instructions de boycotter les affaires avec la Russie, les fonds ne transiteront pas. Il faut donc bien vérifier quelle est la banque correspondante et surtout quelle est sa nationalité européenne. Ne surtout pas penser que le fait d’avoir sa propre banque française comme correspondant va éviter les soucis… Second point: Les banques russes travaillent pour le fisc et font office de vérificateur lors des mouvements internationaux. Elles se basent sur les contrats signés par les parties pour valider ou non les transferts. D’où une grande minutie à apporter dans contrats, factures et dates de transferts.

Cette liste n’est pas exhaustive, tant pour les difficultés que pour les bons aspects d’une implantation en Russie. Très concrètement, de nombreux étrangers ont créé aisément leur entreprise en Russie et la font fonctionner sans souci particulier dès lors qu’ils acceptent de composer avec le système Russe